GUIDES & ASTUCES

Tout comprendre sur la transition énergétique

La transition énergétique est au cœur des enjeux politiques et sociétaux mondiaux depuis maintenant plusieurs années. Elle désigne l’ensemble des transformations du système de production, de distribution et de consommation d’énergie pour diminuer son impact environnemental.

La création du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en 1988 a permis de poser les débats sur des bases scientifiques solides et politiquement indépendantes. Les rapports successifs du GIEC ont conduit à l’ouverture de négociations d’accords internationaux, à commencer par la ratification du protocole de Kyoto en 1997, qui visait à réduire, entre 2008 et 2012, les émissions de CO2 d’au moins 5 % par rapport au niveau de 1990.

Depuis, les initiatives progressent dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), qui réunit presque tous les pays du monde. Leurs représentants se rassemblent une fois par an lors des « COP » (Conferences of the Parties) pour entériner des accords sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et mettre en oeuvre les changements nécessaires.

En France, ces changements sont inscrits dans une loi : la Loi de transition énergétique pour la croissance verte, promulguée en 2015.

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La transition énergétique en France

 

La transition énergétique vise à diminuer l’usage des énergies fossiles, en instaurant un modèle énergétique durable. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel du 18 août 2015 a pour objectif de lutter contre le dérèglement climatique, et de contribuer plus efficacement à la préservation de l’environnement.

L’objectif, à terme, est également de renforcer l’indépendance énergétique du pays tout en rendant le coût de l’énergie compétitif pour les entreprises et les ménages français.

 

Les objectifs de la loi énergétique pour la croissance verte

 

La loi énergétique pour la croissance verte de 2015 fixe plusieurs objectifs chiffrés à moyen et long terme :

  • La réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050 ;
  • La réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à la référence 2012, avec un objectif intermédiaire de 20 % en 2030 ;
  • La réduction de la consommation énergétique primaire d’énergies fossiles de 30 % en 2030 par rapport à 2012 ;
  • L’augmentation de la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020, et à 32 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030 ;
  • La réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % d’ici 2025 ;
  • La réduction de 50 % de la quantité de déchets mis en décharge d’ici 2025.

 

La loi fixe également des objectifs qualitatifs :

  • Atteindre un niveau de performance énergétique conforme aux normes « bâtiment basse consommation » pour l’ensemble du parc de logements à 2050 ;
  • Lutter contre la précarité énergétique, en offrant le droit à l’accès de tous à l’énergie à un coût raisonnable au regard des ressources des ménages. Cet objectif s’accompagne de nombreuses aides à la transition énergétique à disposition des ménages français.

 

Les enjeux économiques de la transition énergétique

 

La transition énergétique soutient une croissance économique durable. La loi énergétique pour la croissance verte permet la création d’emplois stables et non délocalisables : à court terme, elle permet la création de 75 000 emplois dans le secteur de la rénovation énergétique et 30 000 dans les secteurs des énergies renouvelables.

L’objectif à terme est la création de 200 000 emplois d’ici 2030.

Elle encourage aussi l’innovation et favorise ainsi la compétitivité économique de la France sur les marchés internationaux. Les agrocarburants, les recherches sur les batteries ou l’hydrogène constituent par exemple des relais technologiques à moyen et long terme.

On attribue à la transition énergétique une hausse du PIB à hauteur de 0,8% en 2020, avec un objectif de 1,5% en 2030.

 

Les défis de la transition énergétique

 

La transition énergétique rencontre certaines oppositions. Elle doit notamment faire face aux résistances climato-sceptiques et à l’influence des lobbys des énergies fossiles sur la scène internationale.

La sortie du nucléaire représente également un défi majeur de la transition énergétique.

 

Les résistances climato-sceptiques

 

Une partie de la population mondiale réfute la cause anthropique dans le réchauffement climatique.

D’après les climato-sceptiques, les fondements scientifiques qui établissant la responsabilité humaine sur l’impact environnemental demeurent fragiles et insuffisamment fondés. La thèse climato-sceptique tend par ailleurs à relativiser l’influence du CO2 sur la température du globe.

Dans certains pays, le climato-scepticisme s’insère dans la sphère politique et marque un frein à la transition énergétique mondiale. C’est notamment le cas aux États-Unis depuis la sortie du pays des Accords de Paris le 1er juin 2017. La décision du Président était alors motivée par des raisons économiques, la transition énergétique étant perçue comme un frein à la compétitivité du pays. Cette décision est survenue de pair avec la tentative de relancer le projet Keystone XL, oléoduc fermement combattu par les communautés des territoires concernées, inquiètes des dégâts environnementaux qu’il pourrait causer.

En France, la présence du climato-scepticisme dans la sphère politique est nettement plus nuancée, et la transition énergétique s’impose de plus en plus comme une préoccupation centrale dans le débat politique. L’opinion publique, informée et sensibilisée, contribue à cette prise de conscience politique.

 

Les résistances des lobbys des énergies fossiles

 

Sur la scène internationale, les géants des énergies fossiles mènent également un lobbying intense, en particulier depuis la COP21. Désireux de continuer à étendre leurs opérations pour accroître leur chiffre d’affaires, les gros acteurs de l’industrie du pétrole et du gaz ont des intérêts pouvant se heurter, à court et moyen terme, à la transition énergétique.

Ces résistances constituent aujourd’hui un des défis majeurs pour les états faisant partie de la COP21.

 

Les défis de la sortie du nucléaire

 

La sortie progressive du nucléaire fait partie des objectifs de plusieurs pays soucieux d’assurer leur transition énergétique. Elle n’est cependant pas sans poser certaines contraintes techniques.

Si la décision d’arrêter une centrale peut être prise immédiatement, le remplacement de cette source d’énergie par une autre demeure un processus long, estimé à une dizaine d’années. Étant donné l’importante part du nucléaire dans le mix énergétique français, la sortie du nucléaire doit donc s’envisager à très long terme. Par ailleurs, si les risques liés aux accidents et aux irradiations sont réels, le nucléaire demeure l’un des modes de production de l’électricité les moins générateurs de gaz à effet de serre.

L’énergie nucléaire n’a d’ailleurs pas vocation à être totalement abandonnée à long terme : le projet ITER, notamment, travaille activement sur l’émergence de la production d’électricité par le processus de fusion nucléaire, avec une exploitation commerciale à l’horizon 2050.

 

Participez à la transition énergétique !

 

Nous pouvons tous participer à notre niveau à une réduction des gaz à effet de serre. Il suffit pour cela d’adopter les bons réflexes et de changer certaines habitudes.

Trois leviers permettent notamment de réduire notre bilan carbone :

  • La consommation : consommer des produits locaux, de saison, favoriser la réparation au remplacement d’objets en panne, limiter ses achats de vêtements neufs… ;
  • La mobilité : privilégier les transports en commun, le covoiturage ou le vélo à la voiture, préférer le train à l’avion, choisir des destinations de vacances moins lointaines… ;
  • Le logement : isoler son logement, opter pour un chauffage et/ou un système de production d’eau chaude sanitaire plus écologique…

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