Power to Gaz : Qu’est-ce que c’est et quels sont les enjeux en 2019 ?

14/03/2019

Chez BOOSTHEAT nous avons fait le choix de miser sur l’énergie gaz car nous considérons qu’elle représente le meilleur compromis écologique parmi l’ensemble des sources d’énergies disponibles.

Neutre d’un point de vue santé publique puisqu’il ne rejette aucune particule fine à l’inverse du bois et du fioul, elle s’avère également particulièrement efficace en termes de rejets de CO2 lorsqu’elle est utilisée avec des équipements performants.

Le gaz représente aujourd’hui 20% de l’énergie finale consommée en France, dont plus de la moitié est consommée par les secteurs résidentiel et tertiaire, essentiellement à des fins de chauffage.

Son potentiel de progression est donc très important, notamment en substitution des modes de chauffage polluants comme le fioul, dont l’ambition de l’état est qu’il ait totalement disparu du parc chauffage Français d’ici 2030.

Un potentiel de croissance dont nous pensons dur comme fer qu’il sera renforcé par la « défossilisation » de cette énergie : grâce au développement du Biométhane avec une production (française de surcroit) issue de nos déchets agricoles qui progresse petit à petit, mais également grâce au Power to Gaz.

Mais qu’est-ce que le Power to Gaz au juste ?

Actuellement à l’étude dans plusieurs pays Européens, ce nouveau concept de conversion d’énergie est d’ores et déjà déployé à une échelle industrielle dans plusieurs sites en France afin d’être testé. 

Le principe est simple puisqu’il consiste à transformer de l’électricité en hydrogène (donc en gaz) grâce à une électrolyse de l’eau. Ce gaz est ensuite stocké en le mélangeant directement dans le réseau de gaz naturel (on parle alors de gaz Hythane), ou en le transformant en méthane (le gaz naturel) grâce au procédé de méthanation.

L’objectif des tests opérés par GRDF est de pouvoir valider rapidement la première phase de déploiement : injecter jusqu’à 20% d’hydrogène dans son réseau de gaz de ville (la réglementation actuelle limitant le stockage à 6%).

Cette limite de 20% est, pour le moment, imposée par des problématiques de pression dans le réseau et par la compatibilité de combustion des appareils qui utiliseront ce nouveau gaz hybride qu’est le Hythane.

La deuxième phase dont l’objectif est le développement de stations de production de méthane de synthèse, avec un potentiel de croissance plus important, est également à l’essai avec des acteurs industriels.

Ce procédé de méthanation dont le principe est de mélanger de l’hydrogène et du CO2 pour fabriquer du méthane offre le double avantage de valoriser l’hydrogène produit grâce aux énergies renouvelables, mais également le CO2 produit par nos industries.

L’opération participe à un cercle vertueux assez intéressant car il permettrait à la fois de réduire les émissions de CO2 liées à la production d’énergie, mais également celles liées à notre activité industrielle en consommant du CO2 jusque-là rejeté dans l’atmosphère.

Le stockage de l’énergie est le « chaînon manquant » de la Transition Énergétique

Le Power to gaz est une des pierres angulaires de notre transition énergétique, car c’est grâce à elle que la part de production d’électricité renouvelable atteindra les 50% que la France s’est fixée à l’horizon 2050.

En effet, l’intermittence des énergie éoliennes et solaires font que l’électricité produite à partir de ces sources n’est pas toujours en phase avec la demande, il faut donc la stocker avant qu’elle puisse être consommée afin d’éviter un gaspillage colossal.

On estime actuellement que dans l’hypothèse où nous atteindrions cet objectif d’énergies renouvelables en 2050, le surplus de production électrique atteindrait environ 75 TWh / an : soit la consommation électrique de l’agglomération du grand Lyon sur plus de 2 ans, ou de la région Île de France pendant un peu plus d’un an.

Un projet de développement efficace pour lutter contre le gaspillage

Ce contexte est donc plutôt favorable à une nouvelle technologie de stockage d’énergie, et permet au Power to Gaz de trouver une légitimité assez naturelle.

En transformant l’électricité d’origine renouvelable non consommée en gaz naturel ou en hydrogène, il devient possible de la stocker au sein du réseau de gaz. Et les capacités de stockage sont importantes, puisqu’on estime qu’entre les réseaux de transport de GRTGaz , de Teréga et les réseaux de distribution opérés par GrDF, Gaz de Bordeaux, GEG, etc il est possible de stocker 25TWh / an de production d’électricité d’origine renouvelable à horizon 2050.

Et cela en s’appuyant sur une infrastructure de stockage (les réseaux de gaz) déjà existante !

A ce jour, il existe deux projets pilotes en France (d’autres sont également déployés en Allemagne) :

– Le premier situé à Dunkerque a pour objectif de valider la production et la distribution de Hythane dans les secteurs résidentiels et tertiaire

– Le second déployé à Fos sur Mer est appliqué au secteur industriel avec le développement d’une unité de méthanation

Faire le choix du gaz aujourd’hui c’est d’ores et déjà s’engager dans une démarche écologique, notamment en soutenant les offres de Biométhane disponibles sur le marché (Ekwateur propose par exemple une offre 100% Biogaz). C’est le meilleur moyen pour lui donner davantage de poids et ainsi favoriser le développement de la filière en vue d’un avenir plus vert.

Une filière gaz écologique et made in France

Au-delà de la démarche écologique, c’est également un pas économique important vers l’indépendance énergétique. En effet, la France ne dispose plus de site d’extraction de gaz naturel et importe la majorité de ce gaz, aujourd’hui auprès de la Norvège.

Le développement récent de la filière Biogaz permettra de diminuer peu à peu cette dépendance, mais son potentiel de croissance reste limité vis-à-vis de l’importance de la demande (la France s’est tout de même fixé un l’objectif de 30% de Biogaz dans sa consommation de gaz totale d’ici 2030) . Le Power to Gaz semble ainsi être une solution complémentaire indispensable pour envisager sereinement une sortie progressive du nucléaire, sans pour autant nuire à notre balance commerciale qui se verrait plombée par une importation d’énergie trop massive.

Développement d’équipements moins gourmands en énergie

Il est important de garder à l’esprit qu’en plus du développement d’énergies plus propres, nos objectifs écologiques passeront aussi par l’utilisation d’équipement de chauffage moins gourmands en énergie.

Chez BOOSTHEAT, nous avons développé une pépite technologique fonctionnant au gaz, et utilisant un mécanisme hybride entre la pompe à chaleur et la chaudière à condensation, permettant d’obtenir un rendement allant jusqu’à 200%, et donc de réduire sa consommation jusqu’à deux fois par rapport aux équipements de chauffage classiques.

Devenez acteur de la nouvelle ère énergétique

La chaudière la moins énergivore du monde

Conçue et fabriquée en France

Votre devis en quelques clics

Nos conseillers vous accompagnent