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Énergies renouvelables en Europe : la France, bonne ou mauvaise élève ?

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Chaque énergie renouvelable est une source d’énergie qui se renouvelle suffisamment rapidement pour qu’elle soit considérée comme virtuellement inépuisable en l’absence d’abus. Si l’Europe est en avance sur ses objectifs en matière d’énergies renouvelables, quelques pays affichent du retard.

C’est le cas de la France qui peine à réaliser ses ambitieux objectifs en matière de développement des énergies renouvelables (énergie solaire, photovoltaïque, éolienne, hydraulique, biomasse, géothermique). Faisons le point sur les objectifs continentaux et nationaux.

 

Énergies renouvelables : quels sont les objectifs de l’Europe ?

 

Depuis déjà plusieurs décennies, de nombreux projets orientés vers les énergies renouvelables (ENR) ont vu le jour en France et dans le monde pour répondre à la raréfaction du pétrole et des hydrocarbures, dont les impacts sur le climat et l’environnement sont connus, ainsi qu’à la dangerosité du nucléaire et à la difficulté de traitement de ses déchets.

D’un point de vue général, l’Europe – et plus précisément l’Union européenne (UE) – tient ses objectifs en matière d’énergies renouvelables. L’UE s’est fixé un triple objectif, surnommé le « 20-20-20 », pour l’horizon 2020. À savoir :

  • atteindre au total une part de 20 % d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique finale ;
  • observer une baisse de 20 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’année 1990 ;
  • diminuer de 20 % la consommation d’énergie primaire comparée aux projections réalisées il y a 10 ans.

 

La bonne nouvelle, c’est que l’Union européenne dans sa globalité fait figure de bonne élève en ce qui concerne la production et la consommation d’énergies renouvelables. L’UE devrait largement remplir ses objectifs, en étant déjà en avance dans ses temps de passage intermédiaires.

Pour preuve, l’Europe a atteint ses ambitions concernant la part d’énergies renouvelables et la réduction des émissions de gaz à effet de serre dès 2016. Une avance que l’Europe des 28 ferait bien de conserver, voire d’améliorer, car les objectifs pour 2030 restent ambitieux.

En juin dernier, après un an et demi de négociations, les objectifs concernant la part d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale ont été revus à la hausse. Initialement fixée à 27 %, elle est désormais de 32 % à l’horizon 2030. À cette même date, l’Europe devra également atteindre les 32 % de baisse de la consommation d’énergie primaire et une diminution de 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Pour remplir ces objectifs, l’Europe devra compter sur le bon comportement de ses États membres, alors que certains affichent déjà du retard.

À lire aussi : Émission de gaz à effet de serre par secteur : où en est-on ?

 

Énergies renouvelables : quels sont les objectifs de la France ?

 

En Europe, la France fait justement figure de mauvaise élève concernant les énergies renouvelables. L’hexagone fait partie d’un petit groupe de trois pays en retard sur leurs objectifs intermédiaires, avec les Pays-Bas et le Luxembourg.

Par exemple, concernant la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique, la France s’était fixé des objectifs de 17 % en 2015, de 23 % en 2020 et de 32 % à l’horizon 2030. Dès 2015, Paris affichait déjà du retard avec une part estimée à seulement 15,2 %. Les ambitions pour 2020 risquent, elles aussi, d’être difficilement atteignables.

Le mix électrique représente la répartition des différentes sources d’énergie (nucléaire, charbon, pétrole, énergies renouvelables…) utilisées pour la production d’électricité. Les proportions des types d’énergie sont différentes selon les pays. Aujourd’hui, les objectifs français visent à augmenter considérablement la part des énergies renouvelables dans ce mix comme le solaire, l’éolien, l’hydraulique, la géothermie…

En début d’année 2018, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a rendu un avis cinglant concernant les objectifs fixés en 2015 par la loi de transition énergétique. Le Cese pointe notamment du doigt une augmentation des gaz à effet de serre en 2015 puis 2016, après dix ans de baisse.

D’un point de vue plus global, le Conseil déplore un « pilotage national peu lisible et peu efficace » et le fait que des « mesures correctives » n’aient pas été prises rapidement. De plus, le Cese affirme que, faute de moyens suffisants, les « territoires peinent à prendre leur place », notamment les régions qui devraient jouer un rôle stratégique dans l’accomplissement des objectifs nationaux.

Si elle ne souhaite plus figurer au tableau des mauvais élèves européens en ce qui concerne la filière des énergies renouvelables, la France devra donc prendre des mesures fortes, et surtout rapides. D’autant que des objectifs extrêmement ambitieux ont été fixés. À commencer par réduire par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

L’utilisation du plein potentiel des énergies renouvelables passe aussi par un développement des solutions de stockage : la production électrique en surplus obtenue grâce à des éoliennes, par exemple, doit pouvoir être stockée et restituée lorsque le réseau est en tension. Les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) sont des centrales hydroélectriques composées de deux bassins situés à des altitudes différentes. Lorsqu’une surproduction électrique est constatée, la nuit par exemple, des pompes assurent la remontée de l’eau dans le bassin supérieur. Quand il faut produire rapidement de l’électricité, la STEP fonctionne comme une centrale hydroélectrique classique : l’eau descend vers le bassin inférieur en passant dans une turbine.

La France compte 6 STEP pour une puissance installée de 5 GW et un rendement de 70% à 85% , ce qui en fait une solution pérenne et écologique, maîtrisée depuis des décennies.

[1] https://lenergeek.com/2019/01/25/hydraulique-electricite-step-stockage-energie/

À lire aussi : Le mix énergétique en France

 

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