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Consommer moins d’énergie avec un adoucisseur d’eau ?

adoucir l'eau pour éviter le tartre
Reléguée au second plan si ce n’est souvent occultée, la qualité d’eau d’un logement joue pourtant un rôle majeur dans l’efficacité et la longévité de son équipement de chauffage.

Essentiellement abordé pour des raisons d’ordre pratique afin de faciliter l’entretien lié à une eau calcaire générant des dépôts excessifs dans les salles d’eau, ou pour des raisons dermatologiques auprès de personnes ayant la peau sensible, le thème du traitement de l’eau est encore peu associé à la notion d’économies d’énergie.

BOOSTHEAT vous explique dans cet article en quoi l’analyse et le traitement adéquate de l’eau de votre domicile peut vous permettre d’améliorer l’efficacité énergétique de votre système de chauffage.

Pourquoi mesurer sa dureté d’eau ?

 

Votre eau de conduite, en plus d’alimenter votre machine à laver ou votre lave-vaisselle, dessert également votre circuit de chauffage (ou circuit climatique) et d’eau chaude sanitaire.

Selon la composition chimique de l’eau, un certain nombre de désordres peuvent intervenir et générer du tartre, des boues ou encore de la corrosion. Ces éléments vont avoir des effets sur plusieurs composants du système : du générateur (corps de chauffe, échangeurs…) aux émetteurs (vos radiateurs), en passant par les circulateurs (pompe permettant la circulation de l’eau dans le système).

L’analyse de la dureté de l’eau, mesurée en France par son titre hydrotimétrique (T.H. énoncé en degré français), permet de calculer sa concentration en ions calcium et magnésium : traduisons sa concentration en calcaire et sa capacité à générer du tartre (dû aux précipitations des ions dissous).

Le tartre (de son nom savant carbonate de calcium) se caractérise par un dépôt blanchâtre, généralement dur et poreux, qui va avoir tendance à boucher les éléments du réseau et ainsi entraîner une perte d’efficacité du système.

Plus une eau est dure, plus elle est calcaire et aura de capacité à générer du tarte :

  • De 0 à 5°f : eau très douce
  • De 5 à 10 °f : eau douce
  • De 10 à 20°f : eau moyennement dure
  • De 20 à 30°f : eau dure
  • Eau supérieure à 30°f : eau très dure

 

La dureté de l’eau varie essentiellement en fonction de votre lieu d’habitation : vous trouverez une eau plutôt dure ou très dure en région Parisienne et dans les Alpes, à l’inverse une eau naturellement douce en Bretagne et dans le Massif central.

 

L’impact de la corrosion et des boues

 

Certains sels minéraux contenus dans l’eau, mais aussi la température ou la présence d’oxygène ont une action corrosive sur les aciers inoxydables.

Cette corrosion entraîne plusieurs conséquences néfastes sur les différents éléments du réseau :

  • elle fragilise les matériaux jusqu’à créer des percements et des fuites ;
  • elle génère des boues ;
  • elle dégage des gaz qui créent du bruit et des zones froides dans les émetteurs.
adoucir son eau de chauffage
Les boues ont des origines diverses : elles peuvent provenir de résidus de travaux (brasures, filasse…), d’oxydes (corrosion, abrasion…), de calamines (sur des systèmes neufs non lessivés ou en rénovation sans désembouage) ou de bactéries/ algues.

Ces résidus font prématurément vieillir les équipements du réseau à cause de phénomènes d’abrasion, mais peuvent également engendrer des problèmes d’obturation sur certains éléments comme les vannes, les tuyaux, les corps de chauffe ou encore les radiateurs.

L’obturation de ces différents éléments provoque des pertes de charges progressives et donc une moindre efficacité énergétique. En effet,  pour atteindre une même température de consigne, le système aura besoin de chauffer plus fort ou plus longtemps, et consommera davantage.

L’aggravation de l’obturation entraînera avec le temps la nécessité de remplacer les éléments les plus touchés : ceux qui ne permettront plus de fournir un flux d’eau suffisant au bon fonctionnement du système.

 

Conséquences sur les radiateurs

 

L’embouage des radiateurs engendre un impact collatéral :

  • sur la puissance nominale de ces derniers à cause d’une surface d’échange réduite avec l’air ambiant (5mm de dépôt de boues correspond à une baisse de puissance de 10% d’un radiateur);
  •  sur l’élévation de la température du fluide caloporteur nécessaire pour compenser la perte de puissance à température de consigne égale.

 

Conséquences sur le corps de chauffe et les échangeurs

 

Le corps de chauffe (ou générateur) est l’élément du système où la température et les écarts thermiques sont les plus importants, et où mécaniquement la précipitation de tartre y est particulièrement favorable : ce dépôt joue le rôle d’isolant en raison d’un coefficient de conductivité thermique faible.

Il impacte ainsi la conductance thermique du corps de chauffe qui mettra plus de temps à chauffer pour atteindre une même température de consigne, et consommera davantage d’énergie.

On constate que 1mm de dépôt de tartre ou de boues dans le corps de chauffe entraîne une déperdition de 7% sur les transferts de chaleur.

Le même constat est réalisé sur les échangeurs dont le coefficient de transmission thermique est également impacté : 2mm de tartre entraîne une diminution de 15% du coefficient de transfert thermique.

 

Conséquences sur les circulateurs

 

Les circulateurs (ou pompes de circulation) ne sont pas épargnées par l’entartrage puisque l’obturation des canalisations provoque également une augmentation des pertes de charge, ce qui nécessite une puissance de fonctionnement accrue de cet élément.

Selon une étude de notre partenaire BWT, la surconsommation énergétique des circulateurs est plus ou moins importante en fonction de l’épaisseur du dépôt : on constate que leur consommation est doublée à partir de 2mm de dépôt.

Cette consommation additionnelle peut représenter un montant considérable en fonction du nombre de circulateurs dans l’installation.

sel pour adoucisseur d'eau

Quelles solutions pour traiter efficacement son eau de chauffage ?

 

Les boues et le tartre entraînent de nombreuses conséquences sur le fonctionnement des équipements de chauffage, qui se traduisent par une hausse des consommations et un surcoût de maintenance en raison d’une usure prématurée.

Il faut également mentionner un impact sur le confort qui s’en trouvera dégradé suite aux pannes et à l’augmentation globale du poste de dépense chauffage.

Heureusement, des solutions existent !

Installer un adoucisseur pour baisser la dureté de son eau

 

L’installation d’un adoucisseur d’eau permet d’en baisser significativement la dureté et évite ainsi la formation de tartre.

Cet appareil permet de maintenir un fonctionnement optimal de l’installation de chauffage en préservant un débit satisfaisant et un bon coefficient de conductivité des différents éléments du système.

Au-delà de son intérêt pour la longévité de votre circuit climatique, l’adoucisseur d’eau bénéficiera également de façon positive à l’ensemble de votre électroménager utilisant de l’eau, tout comme à vos canalisations.

Votre porte-monnaie vous en sera lui aussi reconnaissant grâce à une diminution des achats de produits détergents !

 

Fonctionnement d’un adoucisseur d’eau

 

L’adoucisseur d’eau se compose de deux parties :

 

  • un premier compartiment contient la résine échangeuse d’ions. Cette résine va transformer l’eau dure en eau adoucie en capturant les ions calcium et magnésium responsables de la formation de tartre, et en libérant à la place des ions sodium. Cette étape est appelée la phase de service.

 

  • le second compartiment est appelé le bac à sel. Son rôle est de nettoyer et de régénérer la résine en y faisant passer un mélange d’eau salée. Cette phase de régénération dure entre 1h et 2h, et nécessitera un appoint régulier de sel tout au long de l’année. On estime à 150kg la consommation annuelle de sel, pour traiter une eau dure (30°f) avec un adoucisseur de 20L adapté à une famille de 4 personnes.

 

Utiliser un traitement préventif pour éviter la formation de boues

 

Des traitements préventifs multi-actions existent pour éviter le développement de corrosion ou de tartre dans le réseau d’eau de chauffage. Ce type de solution convient à la fois en rénovation ou dans une installation neuve avant la mise en service d’un nouvel équipement.

L’usage de ce produit nécessite un désembouage préalable afin que la solution agisse au sein d’un réseau propre. Elle jouera alors en rôle d’inhibiteur et évitera le développement de la rouille, ou encore les phénomènes d’électrolyse entre différentes particules en suspension dans le circuit.

La gamme SoluTECH de BWT vous apportera une protection pendant 5 ans sur un circuit de chauffage étanche : la protection sera moindre si votre réseau nécessite des appoints d’eau réguliers.

Ce type de traitement sera efficace pour traiter votre réseau de chauffage, mais ne sera pas en mesure de protéger votre réseau d’eau chaude sanitaire.

Pour ce dernier, vous devrez nécessairement vous équiper d’un adoucisseur pour vous protéger d’une eau particulièrement dure.

 

Comparer le coût d’une installation avec un traitement d’eau adapté

 

BWT a réalisé un comparatif sur le coût d’entretien entre deux installations, avec et sans traitement du réseau d’eau, afin de mieux illustrer l’économie apportée par un équipement de traitement d’eau.

 

Impact financier pour le chauffage collectif d’une copropriété de 30 logements RT 2005 en Haute Savoie

Ce comparatif permet de mettre en lumière une surconsommation importante de l’installation ne disposant pas de traitement d’eau.

La surconsommation des équipements calculée sur la base de 1mm de tartre ainsi que les opérations de désembouages recommandées tous les 4 ans, coûtent 87 % plus cher que le coût annuel d’un équipement de traitement d’eau adapté.

Ce chiffre est une estimation basse qui ne prend pas en compte l’aggravation éventuelle de la couche de tartre sur l’installation sans traitement.